L’objectif est d’étudier lors d’un entretien professionnel les perspectives d’évolution professionnelle de chaque salarié et ses besoins en formation.

Le salarié bénéficie de son 1er entretien de parcours professionnel (EPP) au cours de la 1ère année suivant son entrée dans l’entreprise.

Puis, le salarié bénéficie obligatoirement au moins tous les 4 ans d’un entretien consacré à ses perspectives d’évolution professionnelle. Il donne lieu à une formalisation écrite.

Le salarié est informé de ce droit lors de son embauche.

Si le salarié n’a pas bénéficié d’un EPP au cours des 12 mois (un an) précédant sa reprise d’activité, un EPP doit lui être proposé à l’issue d’un :

  • congé de maternité,
  • congé parental d’éducation à temps plein ou partiel,
  • congé d’adoption,
  • congé de proche aidant,
  • congé sabbatique,
  • arrêt maladie de plus de 6 mois,
  • mandat syndical,
  • d’une période de mobilité volontaire sécurisée.

Lors de cet entretien l’employeur doit informer ses salariés sur :

  • la validation des acquis de l’expérience (VAE),
  • l’activation du CPF (Compte personnel de formation),
  • les abondements du CPF que l’employeur est susceptible de financer,
  • le conseil en évolution professionnelle (CEP).

Tous les 8 ans, l’entretien professionnel fait un état des lieux récapitulatif du parcours professionnel du salarié et permet de vérifier que le salarié a bénéficié au cours des 8 dernières années des entretiens prévus et qu’il a :

  • suivi au moins une action de formation,
  • acquis des éléments de certifications par la formation ou par la VAE,
  • bénéficié d’une progression salariale ou professionnelle.

Dans les entreprises de 50 salariés et plus, lorsqu’au cours des 8 dernières années, le salarié n’a pas bénéficié des entretiens prévus et d’au moins 1 formation non obligatoire, l’employeur doit abonder son CPF (compte personnel de formation) est abondé de 3 000 €.

Un accord d’entreprise ou, à défaut, de branche pourra prévoir d’autres modalités d’appréciation du parcours professionnel que les 3 mesures analysées en entretien de bilan. Il pourra également définir une périodicité des entretiens professionnels autre que les 4 ans fixés par la loi.